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Les esquisses galantes
Un blog Yagg
Processus | 26.02.2014 - 18 h 56 | 3 COMMENTAIRES
La rupture épouvantable

Les gays n’ont pas le monopole des ruptures épouvantables, mais il faut reconnaître que sur ce plan, ils ont une créativité qui force le respect. Cela va du spectaculaire, grand moment drama queen, catastrophe à grand public, au tragique le plus intimiste, profond, obscur, en passant par la boucherie sentimentale. C’est parfois chirurgical, tranché au scalpel, et sanglant ; parfois c’est une amputation à l’arrache, et on agonise pendant des semaines, des mois, des années.

Peut-être les gays sont-ils, en moyenne, plus sujets à des traumatismes de rejet, et les ruptures sentimentales font rejaillir des souffrances enfouies depuis l’enfance et l’adolescence ?

Peut-être les gays sont-ils, en moyenne, plus conformistes que le roi, et que, une fois trouvée capote à leur membre, ils s’y accrochent plus désespérément qu’une moule à son rocher, en dépit de tous les signaux possibles et imaginables de mal-être, afin de correspondre à un idéal hétéronormé ?

Peut-être les gays sont-ils, en moyenne, soumis à des rejets plus fréquents, étant donné que les relations amoureuses sont moins cimentées par l’administration et la marmaille ?

Peut-être que ces généralités et ces moyennes sont abusives et dépassées ?

Sans doute, mais, malheureusement, je suis affreusement dans la moyenne.

Je mets donc fin à ce blog. Salut, lecteur, je te remercie, tu as été un bon compagnon. Mais tu es virtuel, infidèle et un peu mufle, ça fait beaucoup pour une âme sensible et délicate comme moi. Alors, certes, il ne faut jamais dire fontaine, donc si ça se trouve il y aura une deuxième saison des Esquisses, mais pour le moment, tout est fini entre nous.

Sans rancune, hein.

Processus | 26.02.2014 - 18 h 47 | 1 COMMENTAIRES
Le coming out de procréation

Le désir de procréation, dans le milieu homo, fait l’objet d’un véritable coming out, une sorte d’aveu honteux à la communauté. Les homos qui annoncent vouloir un enfant, ou, pire, attendre un enfant, sont un peu considérés comme des traîtres à la cause. En effet, il y a énormément de chances pour qu’ils mettent au monde un hétéro.

Mais bon, on leur pardonne relativement rapidement, parce qu’il y a des tares bien pires, comme habiter au rez-de-chaussée d’un immeuble ; et surtout parce que l’annonce d’une procréation, dans le monde gay et lesbien, suscite une curiosité intense, qui disparaîtra d’ailleurs aussi vite qu’elle est née, un peu comme ce qui se passe pour les chanteurs de la téléréalité.

Comme chacun a sans doute pu le constater un ou deux milliers de fois, lorsqu’un couple hétéro annonce qu’il attend un enfant, la réaction la plus courante est : « génial, félicitations ! » (au fait, de quoi félicite-t-on ? Comme s’il avait été très difficile pour le couple de faire l’amour sans préservatif).

Lorsqu’un couple homo fait la même annonce, la réaction est : « génial, félicitations ! Et vous avez fait comment ? Et d’ailleurs vous allez faire comment pour la garde ? Et il y a une maman et un papa ? Et l’autre, enfin, ton copain/ta copine, il/elle sera quoi ? Et c’est légal ? Et vous n’avez pas peur pour l’enfant ? Et ta famille elle en dit quoi ? Et ça ne sera pas trop dur pour le gamin à l’école ? Vous allez le dire ? Et vous avez pensé aux référents paternels et maternels ? Enfin, comprends-moi bien, c’est génial, je suis ravi-e pour vous, mais c’est juste que je me pose des questions. »

Si on annonce une adoption : ah, super ! Mais vous allez prendre un étranger ? Parce qu’en France, il y en a très peu, du coup ils vont privilégier les couples, euh, ordinaires, non ?

Si on annonce une assistance médicale à la procréation : ah, c’est bien… Vous allez en Espagne ? Comment vous allez faire, légalement ? C’est un peu risqué pour l’enfant, non ?

Si on annonce une gestation pour autrui : ah c’est intéressant ! Et ça va vous coûter combien ? C’est très cher on m’a dit… C’est un peu bizarre de payer pour un enfant, non ?

Si on annonce une coparentalité : ah, bon, vous faites un bébé à quatre, c’est génial ! Mais donc, il y aura, quoi, huit grand-parents ? Et si jamais vous vous séparez, et que vous vous remettez tous en couple, ça fera seize grand-parents ?

Au fond, pour un couple homo qui veut un enfant, ces réactions sont salutaires. Elles remettent une grosse couche  de quelque chose qu’on savait déjà mais qu’on avait pu oublier : réellement, l’anomalie, c’est dans le regard des autres. Ca tombe bien, d’ailleurs, parce que le regard des autres, ça évolue.

A part ça, qu’on soit homo ou hétéro, avoir un enfant, c’est pareil.

Tableaux | 26.02.2014 - 12 h 44 | 0 COMMENTAIRES
Le glacial hypercérébral

Avez-vous déjà rencontré un glacial hypercérébral ? Il se repère assez facilement, grâce à l’atmosphère de cordialité polaire qui flotte autour de lui, par exemple lorsque vous dites bonjour à la ronde dans une soirée (il est invité aux soirées parce qu’il est mignon). Il accepte de vous faire la bise, mais juste après, vous ne savez pas pourquoi, vous avez une drôle d’impression, comme si vous étiez tout d’un coup devenu plus inepte et ennuyeux qu’une lame de parquet. Rassurez-vous, il fait cet effet à tout le monde.

Le glacial hypercérébral, c’est le négatif de l’imbécile heureux. Il est tout sauf idiot ; et il donne l’impression qu’il peut être tout sauf heureux. La simplicité est pour lui une espèce de mythe ancestral inaccessible, ou bien un concept positif pour éviter de mettre en évidence une absence de pensée. Le glacial hypercérébral ne fait que réfléchir, à une vitesse défiant l’imagination de 99% de ses interlocuteurs, ce qui fait qu’on a toujours l’impression d’avoir deux ou trois trains de retard, au mieux. D’ailleurs, ça, c’est quand il est de bonne humeur et qu’il condescend à bavarder avec vous.

On le trouve froid, distant, hautain. Peut-être qu’il est seulement prudent, qu’il a peur d’établir des relations ? Cette fierté dissimule-t-elle une fragilité cristalline, une faille douloureuse, une souffrance intime à ne pas exposer ? Non, en fait il est distant et hautain, vraiment. Un peu comme un iceberg, il ne montre qu’une petite partie de lui-même, mais l’ensemble est congelé, n’allez pas croire que c’est le feu sous la glace ou quelque chose de ce genre.

Pourtant, quand il sourit – très rarement –, tout s’illumine. La pièce devient comme ensoleillée. Tout le monde est émerveillé. Tout d’un coup, on découvre une humanité, une douceur, une lueur autre qu’analytique dans ses yeux… On prend soudain conscience qu’il est quand même sacrément mignon, avec ses petites fossettes… Il faut dire que son sourire élimine son air dense et lourd, ce front en permanence imperceptiblement plissé, ces sourcils légèrement froncés, le courant froid qui circule autour de lui. D’un coup, on passe de l’Antarctique aux Canaries, et comme on est homos, on préfère. C’est plus accessible, plus chaleureux, plus déshabillé.

Le glacial hypercérébral est un danseur, de type rigoureux et minutieux : il est précis et travaille chaque millimètre de son espace, extérieur et intérieur. Il fait un pas en avant, deux en arrière, un sur le côté, pour vérifier que tout est bien en ordre et bien articulé ; personne n’est vraiment capable de comprendre s’il avance, et comment, dans la vie. C’est du multidirectionnel articulé complexe.

Personnellement je n’ai jamais réussi à me fourrer dans le lit d’un glacial hypercérébral, donc je ne saurais dire ce que ça donne. J’ai bien eu quelques échos de quelques amis, mais je ne suis pas du genre à colporter des ragots sur les exploits sexuels des uns et des autres, surtout quand ce ne sont pas vraiment des exploits, du coup je me tais. Un jour quand même, j’ai réussi à en pousser un dans ses retranchements, et il m’a mordillé l’oreille en faisant semblant de me chuchoter quelque chose : il s’était vraiment lâché, j’étais super fier (et assez excité). C’est vrai qu’il ne m’en faut pas beaucoup…

Il faut préciser qu’on peut être hypercérébral et pas trop glacial, voire complètement chaudasse. Je sais de quoi je parle, puisque pour ma part je suis plutôt un hypercérébral tropical, c’est-à-dire chaud toute l’année, avec quelques épisodes pluvieux. D’ailleurs, si je me trouve dans la même pièce qu’un hypercérébral polaire, ça crée un climat désastreux, dépression, anticyclone, glaciation atmosphérique contre réchauffement climatique, plus personne ne s’y retrouve, c’est le bordel, sauf s’il y a suffisamment d’alcool.

Cher ami glacial hypercérébral, si tu consens à me lire, ne prends pas mal tout ce que je dis. Je sais qu’au fond de toi tu rêves de mettre ton cerveau sur off et d’explorer ta salope intérieure, mais je t’assure, ce n’est pas si difficile. Il faut juste laisser dériver un peu l’iceberg au gré des courants, autoriser quelques explorateurs pas manchots à te monter dessus, fondre un peu au soleil. T’imaginer, ne serait-ce que quelques instants, en glaçon dans un martini blanc, lors d’un apéro de fin d’après-midi en Toscane. Comprendre que mon ami méridional a raison lorsqu’il t’interrompt (bon, en réalité c’est lorsqu’il m’interrompt moi) et qu’il dit : « Stop. Trop compliqué. Bois un coup. » alors que j’avais à peine commencé une phrase.

Devenir une lame de parquet comme les autres, éventuellement imbibée d’alcool renversé pendant la soirée. Parce que ce n’est pas si mal que ça, les lames de parquet. Bien ajustées, ça fait un joli effet, et un plancher solide.

Tableaux | 24.02.2014 - 20 h 02 | 0 COMMENTAIRES
Le blogueur monomaniaque

Ceci sera un billet court, parce que je m’aperçois que plus j’écris dans ce blog, et plus mes billets sont longs. En fait, je m’écoute parler, ou plutôt je me lis écrire ; je suis accro à mon blog. C’est certainement signe de parfaite santé mentale et d’extrême ouverture aux autres, mais j’ai peur d’être tellement passionnant que le lecteur en devienne monomaniaque – alors que moi je ne cours pas ce risque, ce n’est pas comme si j’écrivais tous les jours sur des gays qui me ressemblent.

Donc, pour une fois, plutôt que de lire la projection écrite de ma surcompensation égocentrique, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à cet autre blog, au nom évocateur : http://languedevipereetgueuledebois.wordpress.com/. Il est monomaniaque aussi, mais que voulez-vous, il faut vivre avec son temps, et de nos jours on n’est jamais mieux servi que par les autres.

Processus | 23.02.2014 - 13 h 20 | 1 COMMENTAIRES
Le voyage à Amsterdam

Il y a presque toujours un moment, dans la vie d’un homo, où il doit aller à Amsterdam. C’est une sorte de rite initiatique nécessaire. Beaucoup de destinations cherchent à concurrencer la vieille dame du nord, mais les jeunettes du sud Barcelone, Lisbonne, Tel Aviv et compagnie sont très loin du compte : elles ne se réveillent qu’en été, pour quelques semaines de troussage généralisé, puis se rendorment, écrasées d’alcool, de drogues et de fatigue. Amsterdam, elle, continue son chemin, comme une vieille maquerelle qui connaît son affaire, sûre de ses atouts, son quartier rouge, ses coffee shops, ses bâtisses pointues et rougeaudes, ses canaux un peu surfaits, ses bicyclettes et trams qu’on préfère en carte postale, parce que dans la réalité, ils sont silencieux et dangereux, et vous surprennent généralement au détour d’un virage, alors que vous étiez tranquillement en train de déambuler au milieu de la rue et de regarder quelques beaux garçons.

On part donc à Amsterdam avec quelques amis (gays, ça va sans dire). Excitation dans le train, on se sent un peu comme des puceaux qui ont enfin décidé d’entrer dans un sex shop après être allés vingt fois à Pigalle en faisant semblant de rien, ou comme des préados qui regardent des sites pornos sur l’ordinateur de leurs parents pendant que ces derniers prétendent être au cinéma. Une fois arrivés, on s’installe à l’hôtel, on répartit les chambres, et on se prépare à sortir. Deux à trois heures après, on sort, le délai étant évidemment dû à quelques hésitations dans la tenue à porter pour sa première visite à la vieille maquerelle.

Le premier passage obligé, c’est le quartier des vitrines allumées, avec les remarques et les blagues prévues de longue date, mais soyons honnêtes, tout le monde est déçu. On passe vite. Côté boîtes gays, désappointement aussi. Le premier soir, on boit beaucoup, parce que personne n’ose avouer qu’on est vert de déception.

Heureusement, le lendemain, il y a la deuxième étape obligatoire : les courses de fringues. Tout le monde retrouve des couleurs. Ce sont strictement les mêmes magasins et les mêmes collections qu’à Paris ou toute autre métropole, mais à Amsterdam, ça a un goût d’extraordinaire, surtout un lendemain de désillusion. On réinvente alors le concept de rue : au lieu d’être un axe de circulation linéaire, ça devient un centre d’essayage et de démonstration, car on n’est pas tous dans la même boutique. On envoie des émissaires d’une boutique à l’autre, on compare ce qu’on a acheté, on charge des éclaireurs d’aller enquêter dans d’autres boutiques pour compléter, on fait le pied de grue en attendant les autres (en essayant d’éviter les implacables trams)… Ce sera le souvenir majeur qu’on rapportera d’Amsterdam : les fringues.

Une fois qu’on a dépensé les trois quarts de son budget en une demi-journée, on décide qu’il faut faire du culturel, et c’est là que survient un autre passage obligé : la velléité d’aller visiter un ou deux musées. Après tout, on est dans la patrie de, euh, de grands peintres, donc il faut aller faire un musée, au moins. Mais le plus souvent, ça se solde par un échec : soit parce qu’on abandonne l’idée en cours de route, soit parce qu’on se perd, soit parce que le musée est fermé ce jour là. Le plus souvent, c’est les trois raisons à la fois. On finit avec un joint sur une pelouse et, en fait, on est ravis. Le charme de la vieille maquerelle commence à opérer.

Il ne se passe rien d’autre durant le reste du séjour, mais comme on a trouvé le coffee shop qui nous convenait et qu’on y va dès le petit déjeuner, les journées passent vite, dans une brume d’herbe et de conversations vaseuses autant qu’enthousiastes.

Au final, on n’a pas baisé, on a visité trois rues dans la ville, on a dépensé deux fois son budget pour acheter des chemises et des jeans, mais enfin, ça y est, c’est fait, et on en garde un souvenir fabuleux. La maquerelle sait vraiment y faire.

Tableaux | 19.02.2014 - 18 h 38 | 0 COMMENTAIRES
Le politique, 2 : l’élu hors placard

Il s’agit là d’une espèce en voie d’apparition. C’est un phénomène suffisamment rare pour qu’on le note, en ces temps de catastrophes biologiques à répétition ; toutefois, les scientifiques ne sont pas encore en mesure d’affirmer si l’espèce tend à s’acclimater et à se multiplier, ou s’il s’agit d’une mutation passagère.

Autre fait notable, c’est une espèce qui a tendance à embellir progressivement, ce qui est une très bonne nouvelle, compte tenu de la piètre qualité esthétique générale du parlementaire moyen. La raison en est simple : quand on est politique et laid, on ne risque pas d’accéder à de hautes fonctions ; donc on a beaucoup moins à perdre à faire son coming out. C’est pourquoi il y a quand même quelques politiques ouvertement gays, mais éparpillés par ci par là, dans le paysage local. En revanche, quand on est beau, donc médiatique et avec une forte capacité d’attraction de suffrages, il ne faut pas gâcher cet avantage par un coming out (c’est le même principe que pour les acteurs hollywoodiens, qui sont tous hétéros comme chacun sait). Donc, jusqu’à une période très récente, on ne voyait pratiquement pas de beaux homos en politique. Aujourd’hui, la situation change tout doucement : quand on est politique, beau, et ouvertement gay, ce n’est plus forcément un handicap. On commence d’abord à attirer le suffrage des écologistes, qui ont un flair exceptionnel pour les causes perdues ; puis celui des gays, une fois qu’ils l’auront adoubé comme un des leurs, c’est-à-dire qu’ils auront véhiculé quelques rumeurs perfides sur qui avait couché avec lui et dans quelle position ; puis des femmes de droite. Ces dernières jurent pourtant leurs grands dieux que jamais elles ne voteront écolo (elles confondent gay et écolo), mais bon, cet homme là, il leur inspire confiance – c’est-à-dire qu’il est beau et qu’il ne constitue pas une menace sexuelle. Les femmes et les hommes de gauche sont plus difficiles à convaincre, car ils et elles prétendent plus longtemps fonctionner à autre chose qu’aux hormones en matière de démocratie. Quant aux hommes hétéros non de gauche (de vraie gauche), ou non écologistes, ils ne voteront jamais pour un beau gay. Ils n’ont rien contre, bien entendu, mais ils pensent qu’il n’est pas compétent.

Bref, l’élu hors placard, de manière statistique, embellit, et c’est tant mieux. Les couloirs de l’Assemblée et du Sénat, et leurs toilettes, ne s’en trouveront que plus actifs. Encore que, d’après ce que j’ai ouï dire, ces espaces n’ont rien à envier aux backrooms de certains bars, grâce à la multiplication miraculeuse, dans les dernières décennies, des attachés parlementaires, qui s’attachent à bien des choses paraît-il. Si seulement filmer était autorisé dans ces enceintes démocratiques (je parle des toilettes, pas des hémicycles avec sièges en velours), les studios de tournage de films pornos californiens et tchèques auraient du souci à se faire. L’élu hors placard est tout à fait compatible avec l’élu au fond d’un couloir.

Evidemment, on entendra, concernant la politique, la remarque habituelle qu’on entend à propos du sport, de la culture et du spectacle, de l’enseignement, de l’entreprise, etc. : la vie privée n’aurait rien à voir avec la politique (ou le sport, l’enseignement, etc.), donc un politique n’aurait pas à faire son coming out, et d’ailleurs personne ne devrait s’intéresser à sa vie privée. Comme d’habitude, on feint de ne pas comprendre la différence entre dissimuler et ne pas dissimuler – pourtant, normalement, en français, la distinction est assez simple. Ou entre dissimuler et protéger sa vie privée, ce qui, je l’accorde, est plus subtil. Ce n’est de toute façon qu’une déclinaison du principe général selon lequel les homos sont mieux tolérés s’ils se font discrets. Ca m’amuserait assez, d’ailleurs, que les frasques sexuelles d’un ou une élu-e homo deviennent aussi médiatiques que celles de certains de nos anciens présidents ou ministres.

Il reste du chemin, soyons honnêtes. L’élu grande folle hors placard, l’élu ouvertement trans, l’élue ouvertement lesbienne (il y en a déjà quelques-unes, notons), l’élu-e ouvertement non monogame… Un petit pas a été fait vers la grande partouze démocratique, mais la route est longue et la montagne est haute, comme dirait l’autre.

 

Pour retrouver plus de petits portraits acidulés : http://www.desailessuruntracteur.com/Quel-gay-etes-vous-Decouvrez-votre-portrait-dans-Tous-les-gays-sont-dans-la-nature_a127.html