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Les esquisses galantes
Un blog Yagg
Processus | 30.06.2014 - 15 h 40 | 2 COMMENTAIRES
Le coming out tragicomique

L’expression anglaise coming out serait plus sympathique aux yeux des gays si elle prolongeait le délicieux double sens du verbe « to come », et se traduisait par « jouir à l’extérieur ». Malheureusement ça veut seulement dire révéler, se déclarer, quitter les obscurs atours de l’ambiguïté. Dans certains cas, effectivement, c’est jouissif ; à tout le moins, réjouissant. Après tout, une révélation, c’est lever un voile, faire la lumière, apparaître tout à coup, comme une sainte vierge au milieu du désert. Manque de chance, cette épiphanie, lorsqu’elle concerne les gays, est d’ordinaire bien peu extatique et plutôt mal vécue, et parfois pire – aboutissant à des épisodes d’une tristesse infinie. Sans doute certaines personnes sont-elles comme aveuglées par la lumière éblouissante de la connaissance ainsi dévoilée, et préfèrent fermer les yeux, voire fermer les yeux des autres.

Heureusement, le coming out n’est pas toujours tragique ; et même, pour peu qu’on veuille bien prendre un certain recul, il se caractérise plutôt par une sorte de tragicomédie sans cesse rejouée et à peine renouvelée.

Par exemple, on convoque une réunion familiale, et après moult angoisses, on fait son coming out, en s’attendant à des réactions dramatiques (« mais qu’est-ce qu’on a fait de mal ? »), culpabilisantes (« mais pourquoi tu nous fais ça, à nous ? » ou « surtout ne le dis pas à ton père »), normatives (« mais que vont dire les gens ? »). Et en réalité, on entend ses parents dire que ça faisait longtemps qu’ils avaient découvert les magazines pornos cachés dans la chambre / l’historique X de votre ordinateur ; ou bien qu’ils avaient comme un léger doute depuis que vous leur aviez assuré, à six ans, que vous étiez tout à fait d’accord pour coiffer des poupées et que vous n’aviez pas tellement besoin de voitures pour votre anniversaire.

Parfois le coming out est plus ou moins involontaire mais tout aussi piquant (a posteriori) : lorsqu’on assiste à une scène de flagrant déni de la part de sa mère, en grande discussion avec une voisine (« bien sûr que non mon fils n’est pas homosexuel ! ») ; cette voisine étant la mère de votre petit copain, qui lui, ça va sans dire, est out. Votre mère se retourne vers vous pour obtenir confirmation, et constate que vous êtes livide / écarlate. Elle s’arrête net de parler et prend la même couleur que vous.

En parlant de couleur : coming out tragicomique, lorsqu’on se fait surprendre par ses parents, alors qu’on est en train d’essayer le maquillage de sa mère, en particulier le rouge à lèvres framboise. Déception de ne pas avoir eu le temps d’essayer le gloss juste à côté.

Il y a aussi le grand classique, qui reste le plus souvent non formulé de la part des parents : « mais, euh, dis-moi… tu fais l’homme ou la femme ? ». En général, on est un peu gêné et on envoie balader ses parents, et puis deux ou trois heures après, on a une illumination, et on se dit qu’on aurait dû répondre à sa mère : « comme toi. L’homme » ou à son père : « comme toi. La femme. »

Autre grand classique, mais celui-ci est le plus souvent tout à fait formulé par les parents : « mais, euh, donc tu ne nous feras pas de petits-enfants ? ». On voudrait répondre par l’ironie (« c’est super sympa de ramener le sujet à vous, parce que ce n’est pas du tout à propos de moi, ce que je vous raconte »). Mais en fait on se rend compte, à ce moment, qu’on se pose vraiment la question des enfants. Sauf que la question n’est pas tout à fait la même : si j’ai un enfant, est-ce qu’il me regardera comme un ringard absolu quand j’écouterai Madonna, comme quand mon père écoutait Johnny ?

Les révélations doubles, particulièrement tragicomiques, sont aussi monnaie courante. Par exemple, on se prépare, lors d’un repas de famille, à faire son coming out, et on se fait doubler au dernier moment, sur la dernière ligne droite, par son frère, qui fait le sien. A ce moment là, on le déteste. Ou bien on se prépare, lors d’un repas de famille, à faire son coming out, et on se fait doubler au dernier moment, sur la dernière ligne droite, par sa sœur, qui fait le sien, ce qui est encore plus difficile, car pour le frère, on le savait depuis belle lurette, alors que pour la sœur on n’était pas sûr.

Il y a aussi l’épisode cocasse du regard lourd de sens et de secrets échangé entre la mère et le père. On fait son coming out, difficilement ; et au moment où on parle, on capte un regard rapide de sa mère à son père, regard qui dit : « toi, surtout ne dis rien, je sais ce qu’il en est de ton passé, ne t’avise pas d’en parler… » Mieux, un ami à moi a rencontré, un jour, dans un sauna gay, son père. Il ne savait pas qui était le plus embarrassé. C’est plus fréquent qu’on ne le pense, d’ailleurs, sauf que généralement l’obscurité des lieux permet une porte de sortie honorable, on fait semblant de n’avoir rien remarqué. On ne risque pas d’y rencontrer sa mère, c’est déjà ça.

Je pourrais citer également le tragicomique de quiproquo : par exemple, j’annonce à un ami que je suis gay ; et je l’entends répondre « Ah bon, toi aussi ? » – alors que je ne m’en doutais pas du tout, que mon gaydar était à zéro. Bon, en réalité, il ne voulait pas dire qu’il était gay lui-même, mais que les gays étaient partout, que nous avions envahi son quotidien, et que c’était quand même un peu fort de café que moi aussi je sois gay. Finalement j’aurais préféré qu’il ne développe pas.

Enfin, il y a le tragicomique de situation : un ami à moi savait qu’il risquait fort de provoquer une réaction épidermique chez ses parents. Pour éviter au moins de se faire mettre à la porte de chez eux, il a fait son coming out chez lui, en invitant ses parents. Ca n’a pas loupé : son père, le naturel revenant au galop, a agi en propriétaire des lieux et a tonitrué « ne remets plus les pieds chez moi ! » Après quoi, gentiment, mon ami l’a invité à sortir. On en rigole encore.

Globalement, c’est cette dernière situation qui devrait servir de référence. Chers parents, je suis gay, et vous êtes cordialement invités à sortir si ça vous dérange. Tout le monde dehors, out.

Où l’on voit que rien ne sert de rester à l’intérieur, il faut sortir à temps.

Tableaux | 28.06.2014 - 09 h 16 | 5 COMMENTAIRES
Le refoulé, 3 : l’homme marié (avec une femme)

Les hétéros, c’est comme les canapés, c’est souvent convertible ; et, une fois converti, c’est assez peu confortable. Une exception notable, toutefois : l’homo refoulé marié avec une femme. En réalité, ce dernier n’est le plus souvent pas tellement refoulé, et il a roulé sa bosse pénienne plus qu’il ne l’avoue. Il est converti de longue date mais reprend la plupart du temps une disposition canapé, c’est-à-dire une modalité de sociabilité hétérosexuelle convenue. Il a cependant l’habitude de la position ouverte, et du coup, pour peu qu’il ait une certaine aisance financière, il est également plus confortable que d’autres hétéros convertibles. Le lit n’a pas de secret pour lui.

Il se reconnaît à ses lignes rouges, les territoires qu’il ne faut surtout pas envahir, les murailles de papier qu’il tente de dresser entre ses deux vies. Si vous devenez l’amant d’un homme marié avec une femme, vous serez mis au courant dès la première rencontre (après la première pipe tout de même, pour ne pas avoir tout perdu au cas où l’amant se découragerait) de tout un ensemble de contraintes et d’impératifs à tenir. Ne jamais appeler, c’est toujours lui qui vous appelle. Ne jamais envoyer de sms éloquents, qui pourraient être lus et compris. Ne pas être ami sur Facebook, en tout cas pas sur son profil public avec son vrai nom. Faire très attention à ne pas tacher sa chemise, à ne pas laisser d’odeurs sur lui (donc vous ne devez pas vous parfumer lorsqu’il vient vous voir). Ne pas parler de sa femme quand il est avec vous – mais si lui en parle, vous devez écouter avec ferveur. Accepter qu’à intervalles réguliers, environ une fois par mois, il vous fasse un grand discours sur sa situation à lui, sur le fait qu’il essaie de gérer au mieux, mais qu’il n’a pas vraiment le choix. Discours dont la conclusion logique, rarement explicitée, est que vous devriez vous sentir reconnaissant qu’il soit avec vous, compte tenu des efforts qu’il fournit. Allez savoir pourquoi, vous n’êtes pas convaincu, voire vous lui en voulez de ne prêter attention qu’à lui-même, mais vous ne le lui reprochez pas, parce qu’au fond cette situation vous convient assez bien, et puis c’est un super coup au lit. Il est à l’aise aussi dans le mensonge, donc ne vous fiez pas trop à ses grandes déclarations.

Rien de bien original jusqu’ici ! Parfois, il vous appelle à des horaires improbables pour vous proposer de vous voir, et si vous avez l’audace de refuser (parce que, par exemple, vous travaillez), il vous reproche de ne pas faire d’effort alors que lui fait le maximum pour vous. Laissez glisser ses mots : c’est sa frustration qui parle, ce qu’il veut réellement dire c’est que vous lui manquez. D’ailleurs il arrivera la fois suivante avec un petit cadeau.

Les choses se compliquent lorsqu’il devient jaloux. Lui est totalement fidèle, c’est-à-dire qu’il a une femme et un amant, point. Vous vous devez donc, à ses yeux, de lui rendre la pareille : vous auriez à la rigueur le droit d’avoir une femme, mais hors de question que vous voyiez d’autres hommes. Ceci dit, comme vous ne l’entendez pas de cette oreille, que les femmes c’est non merci, et que la plupart de vos soirées sont libres, vous ne vous privez pas. Il n’est pas impossible que l’homme marié vous autorise (il a encore ce réflexe patriarcal) de voir d’autres hommes, mais en réalité il espère que vous ne le ferez pas. Il possède un argument massue, celui du risque de maladies qu’il ne veut pas transmettre à sa femme (surtout dans le but d’éviter de devoir lui avouer quoi que ce soit). En gros, s’il arrive que sa femme soit contaminée, ce sera de votre faute.

Un beau jour, vous prenez votre courage à deux mains et vous lui dites qu’il se comporte comme un gamin. Mais en le disant, vous vous rendez compte que, si c’est le cas, cela fait de vous une sorte de père ou de grand frère. Ca vous horripile. L’histoire se termine là, et c’était écrit depuis le début. Un de mes amis dirait : oui, c’est comme un accident de voiture, c’est une expérience un peu dure, mais une fois qu’on l’a vécue, on conduit mieux.

Processus | 25.06.2014 - 10 h 09 | 1 COMMENTAIRES
Le voyage à Tel Aviv

Le voyage à Tel Aviv, c’est la fille adolescente et un peu plus superficial chic du voyage à Amsterdam. C’est la valeur montante du voyage gay, proche mais suffisamment distante pour être glamour, la version paysagère du bobo en développement, chère et bohême : à Tel Aviv, les prix sont parisiens, le reste est méditerranéen.

Les drapeaux arc-en-ciel couvrent les enseignes d’un bout à l’autre de la ville, et, paraît-il, pas seulement lors de la marche des fiertés, qui dure deux semaines. Comme me l’a expliqué un local, sur le ton de la plaisanterie : il faut bien qu’on soit tolérants sur quelque chose… J’ai une interprétation un peu plus terre-à-terre : l’atmosphère gay-friendly est évidemment une niche marketing qui s’est transformée en poule aux œufs d’or. Un barman tout à fait agréable au regard m’a fait cette adorable confession, tandis que je lui demandais où on pouvait sortir ce soir là : ah je ne sais pas du tout, ici on n’est pas gays, on met les drapeaux parce qu’on est très gay-friendly, c’est tout, on vous aime beaucoup. Traduction : vous êtes une clientèle friquée, donc on fait ce qu’il faut pour vous attirer, c’est-à-dire qu’on met un drapeau, ça ne coûte pas grand-chose et c’est aussi suffisant pour vous que si on avait un certificat officiel délivré par les plus hautes instances représentatives de la communauté gay. C’est tout à fait vrai ; et d’ailleurs on peut se demander pourquoi les commerçants français sont si réticents à afficher ce genre de symboles : ont-ils peur de rebuter les hétérosexuels ?

Ce qui est sûr, c’est que Tel Aviv attire les gays de tout le pays, voire de tout le Moyen-Orient et de l’Occident qui a les moyens. La « bulle » est jeune et sexy, et comme les hôtels sont très chers, on dort chez l’habitant ; bien sûr, les hôtes font tout leur possible pour être accueillants, ce qui n’est pas extrêmement difficile vu qu’il faut souvent partager le même lit et qu’il fait chaud, donc on s’embarrasse assez peu d’habits superflus.

Evidemment, dans une telle atmosphère, la compétition est rude, et on risque fort de passer plus inaperçu qu’une jeune fille en fleur si on ne présente pas de biceps bien dessinés ou si on n’a pas un regard de braise savamment mis en valeur par une très légère touche de maquillage et par un bronzage frisant la perfection douze mois sur douze.

Du coup, les pauvres hères qui comme moi n’ont pas la musculature suffisamment saillante se retrouvent généralement à vagabonder dans les bars de seconde zone en horaires de soldes ou de pré-soirées, dans l’espoir de trouver un bon compromis avec un autre garçon dans la même situation. Ca marche plutôt bien, Tel Aviv est effectivement une ville de tolérance.

Attention toutefois à ne pas s’emballer, on est encore à l’adolescence de la tolérance : la ville a bien des leçons à apprendre de sa vieille mère Amsterdam et de ses cousines parisienne, londonienne, berlinoise, entre autres. Par exemple, les galipettes de plein air et autres amuseries faciles ailleurs sont à éviter. C’est dommage, car la ville offre énormément de potentiel de ce point de vue, avec de très nombreux et très variés petits coins en friches, ruines et décombres, sites de construction, passages plus ou moins obstrués par des arbustes aux feuilles larges, bref tout un tas d’endroits à la fois discrets, romantiques et quelque peu rudes, exactement ce qu’il faut pour de vrais hommes souhaitant s’adonner à la luxure sodomite à ciel ouvert. Peut-être est-ce là le secret de Tel Aviv : la ville est un peu allumeuse, elle déclenche des explosions de phéromones, pour mieux les frustrer ensuite…

Bon, et puis c’est la ville des films d’Eytan Fox, et ne serait-ce que pour ça, elle est en pôle position dans l’imaginaire gay européen. Mon pronostic ? Ca ne va pas durer. Les rivales plus âgées finissent toujours par évincer la prostituée débutante.

PS : on me fait remarquer que les vieilles prostituées finissent par se mettre en retraite, tandis que les jeunes vieillissent et occupent le marché. C’est tout ce que je souhaite à Tel Aviv. Mais n’enterrons pas trop vite les doyennes européennes, n’oublions pas que Cher a l’air plus jeune que Miley Cyrus.

Tableaux | 21.06.2014 - 10 h 12 | 4 COMMENTAIRES
L’artiste du micro-moment

D’ordinaire, lorsque je m’assieds à une table de café, que j’ai bu mon expresso en deux gorgées, que je ne sais plus quoi faire, et que je ne peux décemment pas partir pour ne pas avoir l’impression d’avoir payé scandaleusement cher mon café dont 90% du prix provient de l’impôt terrasse, eh bien, je m’acharne sur le papier du sucre et / ou sur le ticket de caisse, le premier finissant trituré et déchiré, avec son contenu si possible dans la tasse et bien souvent à l’extérieur, le second ressemblant au final à une série de lamelles de papier inégales et quelque peu pathétiques. Bref mes mains s’occupent et le résultat n’a rien d’artistique ni de constructif, ce serait même plutôt l’inverse.

Du coup, je suis fasciné par les artistes des micro-moments. Quand je bavarde avec l’un d’eux, c’est-à-dire que je monopolise la conversation et que lui m’écoute ou du moins fait de son mieux en ce sens, je n’ai pas besoin de réduire en lamelles le ticket de caisse. Mais lui, sans que je m’en aperçoive, s’en est saisi. Quelques minutes passent et tout à coup, un petit miracle s’est produit : sous mes yeux est apparu une micro œuvre d’art. Le papier sucre s’est transformé en pyramide ou en fleur, le ticket de caisse en une architecture fugace et poétique. S’il y avait quelques gouttes de café ou d’eau sur la table, elles se sont transformées en ébauche de visage, en un objet du quotidien investi tout à coup d’une beauté modeste et passagère. L’air de rien, une capsule de bière, un fil de fer autour d’un bouchon de Champagne, une serviette, quelques objets posés sur la table, deviennent de petits paysages, de petites histoires, comme si mon interlocuteur, peu présent dans la conversation par ses mots, avait investi l’espace d’une autre manière.

L’artiste du micro-moment joue avec le temps et avec les petites choses autour de lui ; il les rend un tout petit peu plus jolies. Il n’est pas du genre à s’imposer dans les groupes, dans les conversations, dans les décisions. Il est un peu en retrait ordinairement. Ce n’est pas qu’il soit effacé : il est même peut-être plus présent que tous les autres, mais son attention se concentre sur d’autres éléments de la situation.

Attention, le processus est fragile. C’est un peu comme ces expériences en sciences physiques, où le fait d’observer modifie ce qui est observé, et où on ne s’en sort pas sauf en écrivant deux cents pages de méthodologie et en buvant des vodkas (en un peu moins grand nombre). Bref, si vous vous mettez à contempler ce que l’artiste du micro-moment est en train de réaliser, vous risquez fort de le perturber et d’interrompre le processus. Votre regard agit un peu comme une sonnerie stridente de téléphone qui sortirait l’écrivain ou le peintre de sa concentration.

J’en ai connu quelques uns, allez savoir pourquoi tous enfants numéros deux ou trois, et souvent dans une fratrie LGBT. De là à conclure qu’ils n’avaient pas assez d’espace ou de coffre pour s’imposer par les mots dans leur famille, je franchis le pas allègrement et sans vergogne, fidèle à ma vénération pour la psychologie de comptoir.

Leur discrétion tend toutefois au manque de confiance en soi et à un suivisme un peu agaçant. On peut leur demander leur avis par amour de la démocratie, mais il vaut mieux poser la question de manière fortement orientée. Sinon, ils auront l’art de vous perdre dans une réponse savamment neutre. Ils sont de tendance centriste. L’avantage, c’est que ça les rend assez adaptables à un grand nombre de situations, si vous voyez ce que je veux dire. Quoi qu’on fasse, ils adhèrent et vivent le moment en profondeur.

D’ailleurs, j’aurais pu intituler cette Esquisse le versatile discret, ou le versatile profond. Mais je n’arrivais pas à choisir. Que voulez-vous, mon cœur balance.